Andasibe/Analamazaotra

C’est une réserve spéciale de 810ha située à 145km à l’Est de la capitale. La gestion est couplée avec celle du parc national de Mantadia située à une dizaine de kilomètre au nord.

C’est le parc national malgache le plus accessible et de ce fait le plus visité.

La végétation est du même type forêt pluviale de moyenne altitude, du domaine du centre.

Andasibe est très riche en espèces de palmiers dont certaines font 70cm de haut à l’état adulte. C’est l’un des parcs où c’est le plus facile de voir des lémuriens, surtout les indris, la plus grande espèce actuelle. Depuis deux ans aussi, il est facile d’y voir des propithèques à diadème, introduits dans la zone depuis les forêts d’Ambatovy, vouées à disparaître à cause de l’exploitation d’un gros gisement de cobalt et de nickel.

Depuis quelques années, une association locale gère une ancienne station forestière située en face de la réserve d’Analamazaotra. De même, depuis 2011, une autre association villageoise a obtenu de l’état la gérance d’un autre bout de forêt à côté de la gare.  Ces forêts privées sont ouvertes aussi au tourisme de la même manière que les parcs nationaux.

Analamazaotra

 

Mantadia

C’est un parc national d’un peu moins de 10000ha situé à une dizaine de kilomètre au nord de la réserve d’Andasibe. La faune et la flore sont du même type que celles d’Andasibe/Perinet mais du fait de la relative difficulté d’approche, les impacts du tourisme sont moins visibles.

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Ranomafana

C’est un parc national de 41600ha situé à 400km au sud de la capitale. La végétation est aussi du type forêt pluviale de moyenne altitude mais elle diffère dans les détails de celle de Mantadia/Andasibe. Le relief est beaucoup plus abrupt.

Les espèces animales rencontrées sont différentes.

Ranomafana est surtout connu pour ses lémuriens dont l’hapalémur doré, espèce pour laquelle le parc a été créé et qui n’existe qu’à Ranomafana et dans les forêts de l’est de l’Andringitra. La réserve est le site le plus accessible pour un autre lémurien : le très rare grand hapalémur.  D’autres espèces comme le propithèque de Milne-Edwawrds, le lémur à front roux, le lémur à ventre roux sont moins rares. Quoi que présent partout dans la réserve, le microcèbe roux s’observe le soir le long de la route pour les visiteurs.



Isalo

L’Isalo est un parc national de 81740ha situé sur le centre sud de l’île, à quelques 700km de la capitale.

L’Isalo est un massif ruiniforme de grés blanc tendre, allongé Nord-Sud sur quelques dizaines de kilomètres. Il se présente comme un grand plateau découpé de profonds canyons qui s’allongent sur plusieurs kilomètres. Ces canyons sont profonds de plusieurs centaines de mètres et larges de quelques mètres seulement.

Sur les plateaux, le paysage est sublime.

La végétation est de type savane arborée à Uapaca bojeri et Asteropeia labbathi, des arbres au look de chêne-liège.

Sur les rochers et sur les parois des canyons se développent un extraordinaire ensemble de plantes très adaptées à la sècheresse et dont certaines sont endémiques du massif comme Pachypodium gracilis ou Aloe isaloensis.

Les fonds de canyons sont occupés par un chaos de rochers assez difficile à franchir. On y observe une forêt semi-caducifoliée et des palmiers comme Ravenea glauca.

7 espèces de lémuriens sont présentes mais les visiteurs n’en voient que les makis qui s’observent aussi bien sur le plateau que dans les fonds de canyons car ils sont peu dépendant des arbres et les propithèques de Verreaux qui ne se rencontrent que dans les canyons.



Bemaraha

Bemaraha a un statu de parc national et est surtout connu par les tsingy, ces extraordinaires aiguilles de calcaire qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres de hauteur. De loin, l’ensemble a un air de forêt de pierre découpée de profondes failles et crevasses. De très nombreuses grottes ont servi de sépultures aux autochtones depuis des temps immémoriaux : à cause de ces tombes et des croyances y rattachées, le site a été classé « patrimoine de l’humanité » par l’UNESCO.

Certaines de ces tombes peuvent être observées dans les falaises des superbes gorges du fleuve Manambolo qui délimitent la réserve au sud.

Des aménagements (ponts suspendus, escaliers,…) permettent de bien apprécier l’extraordinaire relief.

A l’ouest des tsingy, là où le sol est relativement profond, il y a une forêt dense sèche caducifoliée.

Sur les tsingy elles-mêmes, il y a un extraordinaire ensemble végétal unique au monde et dont les formes torturées semblent sorties de l’imagination d’un architecte fou : des vignes sauvages, des passiflores, des pachypodiums, des euphorbes,…Les Ficus ont par contre gardé leur formes normales…mais leur racines vont chercher l’eau à 40 ou 50m plus bas dans les fonds de canyon !

Le propithèque de Decken et le lémur roux sont les lémuriens les plus courants pour les visiteurs. Les microcèbes s’observent dans la végétation autour des hôtels. On peut y voir deux espèces : le microcèbe gris-roux et le microcèbe pygmée.



Montagne d’Ambre

Ce massif volcanique situé à quelques dizaines de kilomètres au sud de la ville de Diégo Suarez est un îlot de végétation humide perdu au milieu d’une zone de végétation sèche. La forêt dense humide doit sa présence à l’effet de montagne : l’humidité apporté par le vent marin se condense en altitude et tombe sous forme de pluie e de brouillard.

Les arbres sont grands et les épiphytes très nombreux, donnant parfois un cachet très particulier de Jurassic park à la forêt.

On peut parfois croiser le lémur de Sanford ou le  lémur couronné pendant la randonnée. Le merle de roche de la montagne d’Ambre et la variété occidentale de la mangouste à queue annelée s’observent souvent à la station des roussettes au moment du déjeuner.

La montagne d’Ambre est aussi caractérisée par la présence du plus petit caméléon du monde dont l’adulte fait péniblement…3cm de long.



Ankarana

Comme Bemaraha, l’Ankarana est caractérisé par les tsingy, accessibles par l’ouest (difficile) et par l’ouest par où viennent la plupart des visiteurs.

Le massif recèle le plus grand réseau de grotte de Madagascar (plus de 100km de galeries explorées maintenant).

Tout comme dans le Bamaraha, divers aménagements ont été installés pour mieux appréhender le relief.

Des que le sol le permet, la forêt se développe en hauteur mais sur les rochers, les plantes doivent avoir des adaptations poussées à la sècheresse pour survivre. Ces adaptations leur font adopter des formes bizarres et parfois même le même look que les rochers environnants.

Deux espèces de lépilémur, le lémur couronné, le lémur de Sanford peuvent être vus pendant les randonnées.  Parfois aussi, on peut voir des uroplates, extraordinaire gecko nocturne dont le camouflage est si parfait qu’on peut passer à coté sans détecter l’animal.



Kirindy

C’est une forêt sous gestion privée située à une soixantaine de kilomètre au nord de la ville de Morondava, accessible en saison sèche.

Elle était autrefois gérée par le FOFAMPIALA (Centre de Formation Professionnelle Forestière ou CFPF) de Morondava dans un but commercial. Par la suite la FOFAMPIALA a étendu son programme (de concert avec la Coopération suisse) à la protection et à l’a recherche.

La végétation est de type forêt sèche caducifoliée marquée par de superbes espèces de baobabs : le baobab de Grandidier (surtout visibles le long de la route d’accès), le baobab Fony et le baobab Za. D’autre plantes présentent aussi de remarquables adaptations à la sécheresse : des euphorbes, des Pachypodiums, des Adenia.

Les lémuriens sont bien sur présents : propithèques de Verreaux, lémur à front roux, tous les deux diurnes, le petit cheirogale, le Phaner occidental, le lépilémur à queue rousse, le Mirza de Coquerel et  les microcèbes. Il y a trois espèces de microcèbe dans la zone : les trois comptant parmi les plus petits primates du monde : le microcèbe gris, le microcèbe gris et le microcèbe de madame Berthe, ce dernier étant réellement le plus petit primate du monde avec un poids de 30g.

Morondava est le site ou il y les meilleures chances de voir de vrais fosa, le plus grand carnivore malgache.

Pour les scientifiques, Kirindy est surtout connu à travers la présence de deux animaux qui n’existe que dans les quelques dizaines de kilomètres carrés de cette zone : la tortue à queue plate et le rat géant sauteur, tous les deux classés en danger critique de disparition.


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